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La Route nationale numéro 3: un repaire des bandits

La route nationale numéro 3, reliant Port-au-Prince à la métropole du Nord, Cap-Haïtien, en passant par le Plateau Central, est devenue un véritable calvaire pour tous ceux qui la fréquentent.

Pont Blanc, Carrefour Ménard, Morne Grand-Gilles, Grand Latanye à Pignon, Marmon, Peligre ; toutes ces zones sont généralement occupées par des hommes armés qui font la loi surtout au cours de la nuit.

Ce jeudi soir, en dépit de l’annonce faite par le chef de l’État sur l’apparition de deux premiers cas de Coronavirus dans le pays, ces malfrats n’ont pas chômé.

À Peligre, il était aux environs de minuit, lorsque des bandits lourdement armés ont braqué un autobus ayant plusieurs passagers qui revenaient de la ville de Hinche. Ils ont obstrué la voie publique avec de grosses pierres.

D’autres véhicules qui étaient sur la route ont dû faire marche arrière, afin de s’échapper à ce braquage.

« Les actes de braquages contre des autobus qui fréquentent la nationale numéro 3, sont monnaies courantes, ces derniers jours. Cela fait déjà 4 fois que l’on a braqué ce bus dans des endroits différents, sur cet axe routiers » raconte le contrôleur d’un autobus qui a eu le temps de faire demi-tour.

Ce jeune homme d’une vingtaine d’années déplore le manque de présence policière sur cette route nationale très fréquentée depuis tantôt un an.

Photo d’archives servant d’illustration

 » Tu vois où l’on est venu se réfugier ? À Thomonde. ici, c’est plus de 13 kilomètres qui nous séparent de Péligre, là où le braquage vient d’avoir lieu, il y a à peu près une heure », déplore le jeune homme.

Il remet la faute à l’ Etat, qui, dit-il, n’a rien fait pour renforcer les mesures de sécurité au niveau des routes nationales.

C’est d’ailleurs la même appréhension des passagers, l’air un peu bouleversé par ce qu’ils viennent de vivre. Ils ont remercié le Bon Dieu de les avoir épargnés de ce piège.

En début du mois de févier 2020, toujours sur la nationale # 3, à Hauteur de Grand Latanye, 5 femmes qui se trouvaient à bord d’un autobus assurant le trajet Ouanaminthe/ Port-au-Prince, avaient été violées par des individus armés, après les avoir dépouillées de tous leurs biens.

Louiny FONTAL