Arnel Belizaire: «je n’aurais jamais pu prendre les armes contre une institution pour laquelle j’ai travaillé pendant 7 ans».

L’ancien Député de la circonscription Delmas/Tabarre, Arnel Belizaire nie avoir été en possession de 8 armes dont 3 fusils d’assaut, 2 armes de calibre 45, 3 armes de poing de calibre 9 mm, 3 grenades lacrymogènes, 1 grenade à fragmentation, une quantité importante de munitions et plus de 300 mille gourdes lors de sa capture par des agents de plusieurs unités spécialisées de la police nationale au niveau de Pont Dumeuse à l’entrée de la ville de Jacmel dans le département du Sud’Est le 30 novembre 2019.

Par Quetony SAINT-VIL

Port au Prince, http/www.lemiroirinfo.ca, Jeudi 05 décembre 2019

Recherché par la direction de la police judiciaire sous l’ordre du chef par intérim du Parquet de Port-au-Prince pour complot contre la sûreté intérieure de l’état, Arnel Bélizaire qualifie son arrestation de prétexte utilisé par le président de la république, Jovenel Moïse pour casser l’élan du mouvement de rues initié dans tout le pays qui exige sans compromission sa démission.

«Le combat contre ce régime ne s’arrêtera pas, et j’ai encore 2 ans devant moi pour faire capoter ce régime» a-t-il pressé de lâcher avant que les agents de plusieurs unités spécialisées lui ont épaulé pour quitter la salle où il a été vu menotter aux poings en compagnie de plusieurs autres personnes appréhendées.

Presqu’une semaine après son arrestation, l’ancien allié du Président Jovenel Moïse se fait toujours cuisiner par les enquêteurs de la DCPJ qui prennent du temps, semble-t-il, a bien ficelé son dossier avant de l’emmener causer en tête-à-tête avec le commissaire du gouvernement a,i de Port-au-Prince, Me Jacques Lafontant.

Lors de la présentation d’un bilan de l’opération policière baptisée: «Toile d’araignée» au local de la DCPJ, le porte-parole de la PNH, le commissaire Michel-Ange Louis Jeune, a pressé de clarifier pour l’opinion publique que l’arrestation d’Arnel Belizaire n’a rien de politique. En bon politicien, l’ancien parlementaire à la 49e législature affirme: «Je n’aurais jamais pu prendre les armes contre une institution pour laquelle j’ai travaillé pendant sept ans».

D’une voix éclatante, Arnel Belizaire, encourage le peuple Haïtien à continuer la mobilisation jusqu’à ce que Jovenel Moïse soit obligé de quitter le pouvoir et se mettre à la disposition de la Justice haïtienne.

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