
Des centaines d’infirmières ont manifesté contre la gestion dite « désorganisée » du CIUSSS de la Mauricie et du Centre du Québec à Drummondville, ce dimanche 26 février 2023.
Drummondville, https://www.lemiroirinfo.ca, Dimanche 26 Février 2023
Cette manifestation est survenue après qu’un jugement du Tribunal administratif du Travail (TAT) ordonnant au syndicat de cesser ses moyens de pression et « d’inciter ses membres à démissionner en bloc » si le personnel médical n’obtient de meilleures conditions de travail.
Le personnel infirmier s’inquiète en raison des affections arbitraires dans des services pour lesquels, les infirmières et infirmiers n’ont aucune expertise. « On ne peut pas devenir une infirmière spécialisée en bloc opératoire, à l’urgence, en psychiatrie et en chirurgie d’un moment à l’autre » a soutenu Patricia Malhot, présidente par interim du syndicat.
Plus tôt, le TAT avait tranché que le syndicat, affilié à la FIQ, devait arrêter ses moyens de pression, ce qui comprend la menace de démission en bloc du personnel infirmier. La juge Myriam Bédard interdit aux travailleuses de démissionner dans cet effort de mobilisation. Elle exige aussi que les employées retirent leurs démissions déposées dans le contexte des moyens de pression.
D’après le tribunal, ces mesures privent ou sont susceptibles de priver la population d’un service auquel elle a droit. Tout cela survient parce que le CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec a récemment annoncé des modifications forcées des horaires de travail du personnel infirmier. Cela comprendrait l’imposition de devoir travailler certaines fins de semaine.
Les infirmières ayant pris à la marche refusent d’être traitées comme un numéro par la PDG du CIUSSS. « Nos conditions sont violées par la PDG, c’est assez » ont-elles écrit sur plusieurs pancartes lors d’une marche ce dimanche 26 février qui s’est terminée devant l’hôpital Ste Croix de Drummondville.
Pour Drummondville seulement « 310 quarts de travail infirmiers étaient non comblés la fin de semaine en février ». « Le taux de temps supplémentaire à l’urgence de l’hôpital Sainte-Croix était de 17 % la semaine et de 40 % la fin de semaine » a précisé la porte-parole du CIUSSS, Caroline Morin.
La rédaction