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Georges Floyd a fait mouvoir les cadavres dans leurs cercueils, sauf Jovenel Moïse

La mort par asphyxie de l’afro-américain George Floyd, le 25 mai dernier  par un policier à la peau claire aux États-Unis, a tissé et a réveillé les esprits du monde entier contre les comportements jugés racistes à l’égard des êtres humains de peau foncée et bronzée.  Kenol Juste, un ressortissant haïtien vivant au Canada, condamne le silence complice du président Jovenel Moise, qui, garde son mutisme alors que plusieurs chefs d’État sont unanimes à condamner cet acte barbare.

Montréal, https://www.lemiroirinfo.ca, Jeudi 18 Juin 2020

Aussi putréfiés que sont les cadavres enterrés ou non, on a comme l’impression que l’assassinat crapuleux de Georges Floyd les a fait retourner dans leurs cercueils. Même les carcasses humaines les plus moisies de ceux qui se révélaient les plus racistes et esclavagistes ne sont pas en reste. Qu’il s’agisse de Napoléon Bonaparte, Christophe Colomb, Arthur de Gobineau et leurs compères. Il suffit d’observer scrupuleusement ce qu’ont fait les protestataires des statuts de moult de ces anciens asservisseurs un peu partout dans le monde.

Toutefois, Jovenel Moïse, un cadavre dont les mains et les et pieds sont indiciblement ligotés, ne s’émeut nullement. Il est comme un étranger à Georges Floyd, en dépit de leur indiscutable ressemblance. Mais ce n’est pas étonnant. Parce que momifié par l’international, il n’aurait pas pu afficher une meilleure posture par rapport au croche-pied qui a tué Georges Floyd. C’est le contraire qui aurait été surprenant d’ailleurs. Pourtant, Le Premier Ministre du Canada et celui du Royaume-Uni qui, eux-mêmes ne sont pas des cadavres, se sentent outrés par la brutalité policière qui a conduit à la mort de cet états-unien du Nord. Justin Trudeau est allé jusqu’à se mettre à genoux pendant environ neuf minutes (9), en signe de réprobation à l’acte sacrificatoire ayant conduit prématurément ce noir de Minneapolis au sabbat éternel.

Y-a-t-il en effet lieu, par les temps qui courent, de considérer les cadavres du gouvernement haïtien comme des récalcitrants ? Il n’y a aucune nécessité de s’y attarder, voire d’y arriver. Parce qu’a tout bien envisagé, s’agissant de ces morts en décomposition avancée de la composition gouvernementale haïtienne, avec entre autres Jovenel Moïse à la barre, tout ce qu’on peut faire c’est de les laisser s’ensevelir.

Les désapprobations viennent des couleurs et des secteurs variés de la race humaine

En effet, du monde de toutes les couleurs, et pratiquement de tous les secteurs de la race humaine, se sentent renversés, voire horrifiés par l’image hallucinante de la mort de M. Floyd.  Ce dernier a été astreint à un sacrifice foudroyant qui est le fruit d’un système « racialement » déshumanisé, conséquemment déshumanisant.

L’action injustifiable de Derek Chauvin a porté un journaliste du journal La Presse à publier un papier fort intéressant relatif à la monstruosité que des policiers états-uniens pratiquent systématiquement contre les afro-états-uniens. Il y a surtout dénoncé l’inacceptable à travers ce meurtre survenu brutalement le 25 mai dernier à Minneapolis.

Le rédacteur du texte en question, qui est un blanc d’une fabrication mentale toute autre que celle de l’assassin et de ses gémellaires de Minneapolis, n’a pas hésité de blâmer dans un style chatoyant le racisme animal du policier tueur de Georges Floyd. Il a réclamé dans son article que les blancs qui ne s’inscrivent pas dans cette logique enrobée de furie animale ne se fassent pas complices par leur silence face à l’intolérance primaire que font montre une catégorie de gens qui se dise supérieure par rapport à une autre du fait de la coloration de leur peau. Insuffisance mentale aiguë, oblige bien évidemment!

En effet, c’est un papier formidable. Étincelant à plus d’un titre pour n’être, entre autres, pas de la plume d’un noir. Plein d’empathie de surcroît. Expliquant, avec un humanisme transcendant, l’inhumanité crachante, caractérisant un être à la fois affreux et repoussant par sa cruauté, affichant des apparences humaines. Tuant impitoyablement un afro-états-unien visiblement calme par rapport aux gronderies de celui qui l’a littéralement mis à mort par l’étouffement lors de son interpellation. Pourtant, l’opprimé n’était pas armé, et n’avait surtout pas opposé une résistance indomptable susceptible de faire rougir son vomissant bourreau assisté de trois autres monstres en uniforme. Alors qu’en temps normal, ces moins que rien, comme policiers, devaient être les protecteurs du souffre-douleur dont les proches et sympathisants pleurent aujourd’hui l’absence regrettable.

Monsieur Floyd, un homme noir qui, pour cet arriéré et brut policier blanc, responsable de sa mort affreuse, ne lui était pas un équivalent humain. Extraterrestre qu’est ce blanc fou d’ailleurs!

Georges Floyd, un innocent qui a crié sans succès sa détresse mourante sous le genou infâme d’un blanc en plein état de sous-humanité. Un dérangé mental en plein exercice d’une action raciste sans noblesse de sentiments. Une pratique infecte qui devait s’empoussiérer dans les tiroirs honteux d’une histoire qui tarde à être révolue.

Non, cette histoire de racisme psychopathique n’est toujours pas révolue. Elle chemine encore à travers des actions crapuleuses d’une frange importante d’hommes et de femmes de couleur blanche. Elle paraît même être en pleine impulsion sans intention d’atteindre son pic pour ne pas redescendre. Elle se manifeste sous des formes variées : politiques, économiques, sociales, financières… Surtout avec l’arrivée de Donald Trump à la tête des États-Unis d’Amérique. Un autre fou de rage !

En effet, ce suprémaciste policier blanc à l’état inorganique, a prouvé sans équivoque, par son crime ignoble, que le racisme n’est pas en fin de jours. Celui qui n’est traversé par aucun cri humain. Le minéral, l’impénétrable à la raison, s’est bouché les oreilles et laisse pleurer mortellement l’homme de 46 ans.

La roche à l’apparence humaine a affiché impassiblement son imperméabilité par rapport aux cris douloureux de Georges Floyd. Cette victime qui a connu une mort odieuse et humiliante, le condamnant à ne plus pouvoir communier avec ses proches. Notamment sa fille de cinq ans qui n’est même pas consciente de l’absence de son père. Quelle férocité Chauvine ! Adjectif dérivé du nom de famille de la bête blanche, proche des loups entichés de la chair crue: le félin Derek Chauvin.

L’intention de tuer Georges Floyd était palpable chez Derek Chauvin

En effet, on a pu constater avec facilité dans les images qui tournent en boucle sur les réseaux sociaux l’intention de tuer chez l’objet mouvant. Cette chose humaine dure d’airain, qu’un juge a été forcé d’inculper de commission de meurtre au deuxième degré plutôt qu’au premier. Ce qui est, somme toute, une aberration judiciaire totalement imbuvable, si les juristes me permettent l’utilisation de cette expression probablement inexistant dans la littérature juridique.

On a comme l’impression que le policier fasciste, suprahumain qu’il se croit bêtement, les mains dans ses poches, posait comme un mannequin pour un magazine de mode. Il prenait le malin plaisir de s’appuyer de son genou mortifère sur le cou de l’autre, ayant eu la mort entre les dents, qui s’exclamait haut et fort qu’il était en situation d’incapacité de respiration.

Mais tout ceci n’a pas pu émouvoir le moyenâgeux blanc à la dent dure. Au contraire, le médiéval s’agenouillait plus fortement de toute son articulation criminellement fabriquée sur le cou de la victime humaine. Et ce, en dépit des lamentations qui ont d’ailleurs accompagné le gémissant homme jusqu’à son dernier soupir dramatique.

Enfin, le coronavirus met le monde en sens dessus dessous; l’intérêt de l’homme devait être une meilleure compréhension par rapport à son environnement, particulièrement humain. Mais rien de tel ne se prévaut comme valeur. Tout au contraire, l’être humain continue sa traversée méphistophélique dans une impensable logique d’humanoïde. Son comportement étrangement anthropophage ne cesse de s’étendre avec un dynamisme moteur, comme si c’était quelque chose de plus normal du monde. Incroyable, mais vrai!

Auteur : Kenol Juste

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