L’économie russe a connu une augmentation significative tandis que les économies des pays occidentaux qui soutiennent le gouvernement ukrainien en fournissant des armes, numéros et des appareils de combat, ont connu une chute et engendrent une inflation galopante. Cette situation a suscité de nombreuses inquiétudes quant aux conséquences à long terme pour l’économie mondiale.

Montréal, https://www.lemiroirinfo.ca, Jeudi 23 Février 2023

En effet, Le 24 février 2022, la situation a atteint un nouveau sommet avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Cette invasion a eu des répercussions importantes sur les marchés financiers mondiaux, avec une chute brutale des bourses européennes et américaines et une augmentation de la valeur du rouble russe.

Cette situation n’est pas surprenante, étant donné que la Russie est un pays producteur de pétrole et de gaz naturel et que l’augmentation des prix de l’énergie a largement contribué à sa croissance économique. La Russie est également un important exportateur de métaux, de produits agricoles et de produits manufacturiers, ce qui lui permet de diversifier son économie.

Selon les prévisions du fonds monétaire international (FMI), la  croissance mondiale devrait ralentir de 3,4 % en 2022 à 2,9 % en 2023, avant de remonter à 3,1 % en 2024. La croissance de 2023 sera de 0,2 point de pourcentage de plus que ce qui était anticipé dans l’édition d’octobre 2022 des Perspectives de l’économie mondiale (PEM), mais reste inférieure à la moyenne historique (2000–19) de 3,8 %.

Le relèvement des taux d’intérêt par les banques centrales pour juguler l’inflation et la guerre menée par la Russie en Ukraine continuent de peser sur l’activité économique. La flambée de COVID-19 en Chine a freiné la croissance en 2022, mais la récente réouverture du pays permet d’envisager une reprise plus rapide que prévu. L’inflation mondiale devrait décliner de 8,8 % en 2022 à 6,6 % en 2023 et à 4,3 % en 2024, mais continuera à dépasser les niveaux enregistrés avant la pandémie (2017–19) d’environ 3,5 %.

D’un autre côté, les économies occidentales ont été touchées par la crise économique mondiale de 2008, qui a entraîné une augmentation du chômage et une baisse des investissements. Les sanctions économiques imposées à la Russie par l’Union européenne et les États-Unis en 2022 ont également eu un impact négatif sur l’économie européenne, en particulier dans les secteurs de l’énergie et de l’agriculture.

La série de mesures prises a contribué à stabiliser les marchés. Certaines mesures étaient traditionnelles, comme l’augmentation du taux de la Banque centrale de 9,5 % à 20 %, qui a encouragé les gens à conserver leur argent sur des comptes en roubles. D’autres mesures étaient moins traditionnelles, comme l’ordre donné aux exportateurs de restituer 80 % de leurs recettes en devises.

The Economist se demande si cette stratégie occidentale fonctionne vraiment comme prévu. Le chaos sur les marchés russes semble s’être calmé, selon The Economist. Après avoir chuté début mars, le rouble s’est renforcé et s’approche de son niveau d’avant-guerre. Le principal indice boursier de la Russie a chuté d’un tiers, mais il a récupéré une partie de ses pertes.

Cependant, la situation actuelle est alarmante pour l’économie mondiale. La guerre en Ukraine pourrait entraîner une augmentation des prix de l’énergie et une instabilité sur les marchés financiers, ce qui pourrait avoir un impact négatif sur la croissance économique mondiale. De plus, la situation politique en Ukraine et en Russie pourrait conduire à une augmentation des tensions géopolitiques, ce qui pourrait également avoir des répercussions économiques.

Il est donc crucial que les dirigeants mondiaux travaillent ensemble pour résoudre cette crise, en évitant les mesures économiques et politiques qui pourraient aggraver la situation. Des solutions diplomatiques et pacifiques doivent être recherchées pour mettre fin à la guerre en Ukraine et rétablir la stabilité économique dans la région.

La rédaction

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