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Haïti-Cap-Haïtien: La course entre l’exécutif et le législatif pour l’après le 13 janvier devient une préoccupation dans les esprits des mandataires

Quand sera la fin de cette génération d’hommes et de femmes politiques la plus honteuse, stupide, vicieuse, de petitesse de notre histoire? Les articles les  plus simples de notre constitution arrivent  à un point où ils ne sont plus compris dans leurs esprits. Nous sommes déjà 10 de ce mois où le deuxième lundi de ce même mois serait la date de la  déchéance  des  parlementaires qui ont été élus pour 4 ans. Et, voilà que cela fait la grande joute politique de ces derniers jours. 

Cap-Haitien, https://www.lemiroirnfo.ca, Vendredi 10 Janvier 2020

La fin des mandats des élus ne devrait en aucun cas avoir  toutes  ces conséquences dans un pays où les dirigeants savent prévoir. L’erreur que le Président Michel J. MARTELLY a faite en  n’ayant pas  justement organisé les élections à temps, vient d’être refaite par l’actuel Président  qui entre  dans le même dynamisme nous mettant aujourd’hui en gain de cause. Si même les lois ne peuvent pas  trancher nos différends, nulle part nous n’arriverons vers une entente nationale afin de mieux gérer ces  crises incessantes.

 Dans la compréhension de la citation de Paul Valéry: «Si l’État est faible, nous  périssons, s’il est fort, il nous écrase». Il est sans nul doute facile de prévoir le comportement d’un Président qui gouvernera par décret,  offensé et  humilié par une opposition  essoufflée et envieuse du pouvoir,  peut partager dans l’autre sens l’idée machiavélique: tous les moyens sont bons pour consolider un pouvoir.

 S’il veut gérer le reste de son mandat, il recourra en fait  à une forme de  dictature  qui, malheureusement, n’est pas de mise à l’heure actuelle.  Aucun haïtien ne va cautionner un pareil  retour au macoutisme puisque ces souvenirs de torture sont horribles pour les vécus et cette génération ne tolérerait   non plus  cette ère d’outrage.

Les parlementaires qui n’admettent  pas la fin de leur mandat, vont être éprouvés et emportés par la frustration, le regret ou la jalousie, mettront l’huile sur le feu du «Pays-lok». De ce fait, le gouvernement comme tel peut ne pas pouvoir mener à bien le peuple.  Une pluralité de discours  mal articulés, incitatifs à la violence sont déjà prononcés, des  décisions justes mais inéquitables sont déjà prises dans la tardiveté ou dans une période non opportune, alors, pas de moyens possibles pour concilier ou d’harmoniser  ce bout de temps avec  la paix. Donc, ce carrefour parait un peu obscur pour la sortie facile de la crise.

Je souhaite que le Président en dehors de son émotion, doive voir pragmatiquement comment il procédera à la résolution des problèmes que ses décisions vont  engendrer. Puisque la finalité des  décisions ne réside pas dans la  production des problèmes, mais des solutions.

En politique, on peut perdre toute notre popularité aussi bien qu’une jeune fille qui perd sa virginité.  Il ne faut jamais jouer avec la conscience  d’un peuple   et  fait tout  ce qu’on doit faire dans le moment attendu.

Auteur: Pierre Modelin JEUNE,

Courriel: linlinmode20@yahoo.fr

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