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Haïti/culture: À moins d’un mois de son déroulement, le carnaval national qui devait se tenir au Cap-Haïtien a changé de cap

Si les gens sensés appliquent « cet adage qui souhaite qu’il ne faut pas promettre quand on est heureux et ne pas décider quand on est en colère », le président de la république a fait exactement le contraire de cet aphorisme.

Cap-Haitien, https://www.lemiroirinfo.ca, Jeudi 16 Janvier 2020

Dans son élan d’euphorie populaire, Jovenel Moïse qui avait promis, il y a deux ans de cela, aux gens du Nord que le carnaval national de 2020 allait se tenir au Cap-Haïtien, n’a une fois de plus pas tenu ses promesses.

Cette fois, la nouvelle qui donne froid au dos, ne vient pas de sa bouche. Adroitement, il a utilisé son premier ministre, Jean Michel Lapin qui fait office de ministre de la culture et de la communication pour annoncer sèchement et sans ambages que l’organisation officielle du carnaval national se tiendra cette année à Port-au-Prince.

Cette importante activité culturelle draine pendant trois jours de chaque année des gens de tout horizon et de toutes tendances qui viennent se ressourcer,  et du coup apportent une bouffée d’oxygène à l’économie du pays qui est en passe du trépas. 

Admettre à la ville du Cap-Haïtien d’organiser pour une seconde fois cette festivité populaire, c’est de lui permettre de triompher trois fois puisque la ville célèbrera cette même année les 350 ans d’histoire de sa fondation et aussi les 200 ans de la mort du Roi Christophe, fondateur de la cité.

 Les opérateurs touristiques et hôteliers du Nord, les gens du secteur culturel et artisanal, le secteur privé des affaires, ceux du commerce informel qui s’étaient engagés à fond dans les préparatifs avec leur argent et leur temps dans l’espoir non seulement de bien danser le carnaval mais aussi de rentabiliser leurs investissements; sont largement déçus de cette fallacieuse promesse du président.

N’être pas en mesure de respecter ses promesses est dans les gènes du premier mandataire de la Nation, croient les christophiens. «C’est un échec total pour les dirigeants du nord qui ne peuvent pas défendre le Département et les nordistes. Ils n’ont même le courage d’exiger à l’État de donner à César ce qui lui est dû», a dit l’artiste Junior Constant dit Ton Sifèno, lors d’une conférence de presse, ce mercredi 15 Janvier 2020.

Ces derniers estiment que le président Jovenel Moïse n’a pas pu construire comme promis les infrastructures routières nécessaires pour les 350 ans de la ville et l’installation d’une téléphérique pour relier la ville de Milot à la Citadelle, en hommage au Roi Henri Christophe, pour ses 200 ans de commémoration de sa mort.

Le phénomène de l’insécurité a été utilisé comme subterfuge par le chef de la Primature pour justifier sa décision. Cette échappatoire est loin de l’échapper des critiques légitimes des capois.

Auteur: Vercius JEAN

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