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Michel Présumé, se défend contre les allégations de corruption et précise les faits

Port-au-Prince, https://www.lemiroirinfo.ca, Mardi 21 Juillet 2020

Je soussigné Michel Présumé, dénonce publiquement les manœuvres malhonnêtes de groupes puissants visant à ternir mon image, souiller ma réputation et mon parcours impeccables de citoyen honnête au service de la chose publique. Cette campagne de diffamation est visiblement orchestrée par ce petit groupe qui pense que leurs intérêts hégémoniques et la mainmise sur le secteur électrique sont menacés par le fait de ma nomination comme Directeur Général de l’EdH. Il agit sous le couvert d’une façade de fondation mais qui en fait est née d’un subterfuge visant à cacher, sous cette nouvelle dénomination, les mêmes visages qui baignent depuis des décennies dans une corruption mercantile et une servilité sans pareille qui vont à l’encontre des intérêts supérieurs de l’État Haïtien.

M’étant immédiatement attelé avec ardeur à remplir la mission de sortir l’Electricité d’Haïti  de sa situation léthargique et de la libérer de toute influence pour doter le pays des infrastructures électriques afin de rendre l’accès à l’électricité une réalité en Haïti, de faire en sorte que l’EdH ne soit plus un poids insupportable pour le Trésor Public ; je crois important de devoir rectifier pour l’opinion public, pour la vérité et pour l’histoire certains propos dénaturés à souhait rapportés par Mme. Marie Yoleine Gille de la « Fondation Jé Kléré » (FJK).

Il faut tout d’abord situer les déclarations de Marie Yolene Gille qui intitule sa diatribe ainsi :« Un présumé dilapidateur des Fonds PetroCaribe nommé Directeur Général de l’Électricité d’État d’Haïti, la FJKL dénonce une nomination scandaleuse. » En utilisant le terme « présumé » qui par définition signifie :« supposé », donc non encore prouvé. Ce subterfuge permet avantageusement à Marie Yoleine Gille de se protéger contre toute attaque en diffamation en tentant d’induire l’opinion publique en erreur. Ce soi-disant rapport en question qui semble être son fer de lance est en fait un ramassis de données rassemblées et déformées et qui n’ont pas été le résultat d’enquêtes, au sens légal, et qui non plus n’ont jamais fait l’objet d’une adoption formelle ou d’une validation par le parlement haïtien. C’est un véritable trac. Haïti est le seul pays où n’importe qui peut prendre la liberté de ternir l’image d’honnêtes citoyens. L’éthique n’est pas une vertu malheureusement.

Plus particulièrement six cas de manipulations avérées et d’erreurs factuelles flagrantes sont relevés, d’après les mêmes documents consultés et sur lesquels la CSCCA a travaillé. Ces points en particulier  méritent d’être éclaircis et dénoncés:

1.Le « Projet d’appui à la PNH : construction du local du Corps d’Intervention de Maintien d’Ordre (CIMO »).

Ce contrat, quoique signé avant mon passage comme Secrétaire d’État au Ministère de la Planification et de la Coopération Externe, a été approuvé par la Cour Supérieure des Comptes, sous l’égide de la loi d’urgence du 15 avril 2010 et conforment à l’arrêté du 5 novembre 2012 décrétant État d’urgence sur toute l’étendue du territoire national.

Toute la documentation concernant ce projet montre qu’il y a eu un contrat suivi d’un avenant qui ont été signés pour la somme de US$ 5,168,531.52 et que les travaux ont coûté US$ 5,137,737.95. Donc il n’y a en réalité rien à justifier car les règles de comptabilité publique semblent avoir été respectés. De plus, les auditeurs de la Cour doivent savoir qu’un contrat peut avoir des sources de financement différentes. Et, ils le savent car plus loin, à la page 247 de leur rapport ils ont constaté que : « des paiements de l’ordre de US$2,584,139.87 ont été effectués à partir des fonds de syndication ». Le projet a simplement été finance par deux sources différentes, d’après moi.

Le responsable des Bâtiments publics ne gérait pas les fonds de ce projet, il n’était pas non plus ordonnateur. A l’UCLBP nous avons suivi le projet jusqu’à sa finition et inauguration.

2. Pour le Projet de construction de cinq (5) centres sportifs (Ouanaminthe, Gonaïves, Mirebalais, Cayes et Jacmel), l’ordonnateur n’était pas l’UCLBP. Le responsable de bâtiments publics n’avait pour responsabilités que celle d’assurer la supervision. Les cinq (5) projets ont été achevés et leur inauguration était couverte par la presse parlée écrite et télévisée. Les bandes doivent exister.

Les contrats pour les centres sportifs ont été signés le 12 septembre 2011 bien avant la création de cette entité déconcentrée de la Primature qu’est l’UCLBP.

3. Le Projet d’intervention dans le quartier de Jalousie à Pétion-ville

Je n’ai rien à voir avec ce marché et je mets la FJK et madame Gille en défi de prouver que j’avais travaillé sur ce projet.

4. La Construction d’abris pour besoins d’intervention d’urgence au niveau des départements

Encore une erreur grossière de la FJK qui dans son empressement de m’attaquer n’a même pas pris le temps de lire le rapport. La CSCCA a corrigé son erreur à la page 194 paragraphe 302 du son rapport officiel #2 du 3 juin 2019 qui dit ceci: “ De plus, un montant de US$ 3,807,733.74 a été désaffecté par la résolution du 15 avril 2015. Le projet a donc été révisé à la baisse à hauteur de US$ 1,592,266.26.”. Une fois encore, le rôle du département des bâtiments publics était de suivre ces projets mais non pas d’engager les fonds

5.            La Rénovation urbaine de Maïssade

D’après le Tableau 2.14.17 de la page 300 du rapport officiel #2 du 3 juin 2019 corrigeant le rapport du 31 mai 2019 utilisé par FJK, le montant total décaissé et payé à la firme représente 98% du montant du contrat. Les décaissements ne sont pas en dépassement par rapport au contrat donc il n’y a rien à justifier. Encore une autre tentative malhonnête de manipuler l’opinion publique.

6. Le Projet de réaménagement de Carrefour des ruisseaux

L’administration pour laquelle j’ai travaillé a trouvé Ici un contrat signé, en septembre 2011, bien avant mon passage comme Secrétaire d’État au MPCE. D’après les informations disponibles, les requêtes de décaissements transmises au MEF, pièces à l’appui, accusent un montant total de US$ 2, 034,084.41 pour un contrat de US$ 2,036,239.18. donc le budget du projet n’a pas été dépassé par le MPCE comme le prétend madame Gille. Lors même que cela aurait été le cas, je ne pouvais pas en être responsable.

      7.  En tant que Secrétaire d’État à la Planification et plus tard Secrétaire d’État à l’Énergie, je n’avais pas la gestion de fonds publics ni celle des contrats signés bien avant mon arrivée. Elle dépendait (la gestion des projets du MPCE) de structure technique spécialisée et autonome. Donc, en un mot, je n’ai pas été ordonnateur des fonds publics.

En final, j’aimerais noter qu’il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir et cette attaque ciblée de Madame Gille qui n’a pas voulu prendre le temps de vérifier les faits dont elle m’affuble confirme le complot ourdi par des groupes qui n’ont pas le courage d’agir a visage découvert. Ils utilisent FJK pour détourner l’attention du public du vrai problème. Je dénonce donc encore une fois cette pratique de cette organisation. Le public vous voit madame Gille, la nation vous questionnera et vous demandera des comptes tôt ou tard. Pour ma part je renouvelle au public et au peuple haïtien ma détermination de continuer à servir mon pays. Je termine en me réservant le droit de poursuivre les auteurs, co-auteurs et complices de cette campagne mafieuse de diffamation.