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Orchestrer des enfants souffrant de Handicap, une monnaie courante au Nigéria

Qu’il s’agit de handicap physique ou mental, les cas de séquestration sont très récurrents au Nigéria, ce pays de plus de 206 millions d’habitants, où la discrimination sur les personnes à besoins spéciaux est très répandue.

Abuja, https://www.lemiroirinfo.ca, Samedi 22 Août 2020

Le dernier cas en date concerne homme âgé aujourd’hui de 55 ans. Victime d’une déficience mentale, au début des années 90, ses parents, pour pouvoir s’échapper aux mépris liés à la maladie de leur fils, alors âgé de 25 ans, l’a donc enfermé dans un petit cachot, avec son pied gauche attaché par une barre de métal à une grosse bûche.

Après la mort du père de la victime, il y a quelques années, ses deux frères cadets ont perpétué la séquestration.

Ce n’est que grâce aux dénonciations de quelques membres du village de Rogo, à Kano, cette ville situé au Nord du pays, à 438 kilomètres de la capitale nigériane, que cet homme qui a passé 30 ans de sa vie dans cet enfer, a pu retrouver la liberté.

À cause de son état de santé grabataire, il a été urgemment conduit dans un centre hospitalier de la ville, où il est pour l’instant gardé en observation médicale. Ses deux frères ont eux aussi interrogés par la police.

Selon le militant des droits Humains, Sani Shuaibu qui a lui aussi participé à cette opération de sauvetage, menée par la police de Kano, dans le Nord du Nigeria, c’est un phénomène récurent dans le pays.

Il s’agit de la troisième opération de sauvetage du genre très médiatisée en moins de deux semaines, au Nigéria.

HRN, une organisation non gouvernementale, a participé aux trois opérations.

Son chef, Haruna Ayagi, qui intervenait en marge de la libération, sur une station de radio locale, a déclaré qu’il fallait s’attendre à davantage de cas, car il s’agissait, selon l’homme de loi,
« d’un problème profond et ignoré depuis longtemps ».

« Dans la plupart de ces cas, les parents ont eu la malchance de mettre au monde des enfants nés avec des handicaps physiques ou mentaux, et comme ils n’ont pas, le plus souvent, de ressources pour s’occuper d’eux et sans aide du gouvernement ou des institutions, ils se réfèrent alors à leur séquestration, souvent mortelle. », déplore de défenseur des droits humains, au Nigéria.

Aussi, a-t-il plaidé pour une meilleure campagne de sensibilisation auprès des communautés, contre ces actes inhumains.

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