Cliquer pour écouter Radio Télé Miroir

Port-au-Prince/Palais de Justice : Cinq millions de gourdes se vaporisent et des bureaux des juges instructeurs cambriolés

Le cambriolage, le vol et l’insécurité frappent dans les coins et recoins. «Un montant de cinq millions de gourdes (5, 000 000.00) gourdes (54.000 dollars américains du taux actuel 1 $ pour 94 gourdes) faisant partie des corps du délit dans le dossier de l’ancien député  de Tabarre «Arnel Bélisaire» arrêté à Jacmel le 30 novembre 2019 ont été volatilisées dans le bureau du Doyen Bernard SAINVIL» a révélé Marie Yolene Gilles de la Fondation Je Klere (FJKL) dans un rapport qui a aussi fait état de disparition de plusieurs dossiers au cabinet d’instruction de ce ressort.

PORT au Prince, https://www.lemiroirinfo.ca, Lundi 10 Février 2020

«Le doyen du Tribunal de Première Instance (TPI) Me. Bernard SAINVIL ainsi que les juges MerIan BELABRE et Chavannes ETIENNE» s’inquiètent de la disparition des corps du délit et du cambriolage qui frappent de plein fouet l’institution chargée de réprimer les infractions.

En effet «Le 13 septembre 2019, le greffier du magistrat Chavannes ETIENNE a constaté que les tiroirs de son classeur sont sens dessus dessous. Ce Magistrat enquête particulièrement sur le dossier du massacre de La Saline» a souligné FJKL dans ce rapport.

Dans la même veine, le juge instructeur Merlan BELABRE qui traite les «cas de Kidnapping impliquant le sénateur Gracia Delva et d’Arnel Joseph ainsi que le dossier mettant en face l’État Haïtien et la Société Générale d’Électricité D’Haïti (SOGENER) ont été l’objet de vandalisme et de cambriolage» a poursuivi Marie Yolene Gilles.

«Le Cabinet du juge Merlan BELABRE a été cambriolé. Le juge lui-même a confirmé que son bureau a été effectivement cassé. Des corps du délit qui s’y trouvaient ont disparu, notamment une arme à feu et une somme d’argent de mille cinq cent vingt-cinq (1.525) gourdes» estimées à 16 dollars américains.

Enfin de son côté, «le Commissaire du Gouvernement de Port-au Prince, Me  Jacques Lafontant se plaint et regrette que la police soit dépassée par l’insécurité qui gangrène la zone où se situe le parquet» Marie Yolene Gilles.

Si le Parquet de Port au Prince est le théâtre des cas de vol, de cambriolage et de l’insécurité jusqu’à la disparition des dossiers des justiciables que pourrait-t-on atteindre de ce système judiciaire  des simples citoyens qui cherchent la justice en plein jour avec un flambeau allumé ?

La rédaction

%d blogueurs aiment cette page :